Formation KNX : garantie de compétence pour les professionnels

François Meyer, responsable formation & technique KNX France. Photo DR

La mécanique bien rodée, depuis plus de 30 ans, des formations KNX a largement fait ses preuves. Si les programmes évoluent au gré des avancées techniques et technologiques, la méthode et la rigueur sont des constantes.

Sur le fond, les contenus répondent à un cahier des charges précis, rien n’est laissé au hasard, tout comme sur la forme, très cadrée. Cette rigueur, qui participe au succès de KNX, ne vise qu’un seul but : délivrer des certifications qui reflètent précisément et de manière transparente, le niveau de compétences des intégrateurs et des formateurs.  Seule, la découverte ou l’initiation à la domotique à travers KNX est libre et ne nécessite pas d’être titulaire d’une quelconque certification.

« Prenons le cas d’un lycée technique. Personne n’empêche l’équipe pédagogique de dispenser des cours de KNX à sa manière », explique François Meyer, responsable formation & technique KNX France. « Nous sommes là, davantage dans le registre de la découverte que de l’enseignement. En revanche, lorsque qu’intervient la notion de certification des apprenants, c’est-à-dire lorsque l’établissement veut certifier ses élèves à l’issu d’un examen dont le contenu et les notes sont approuvés par KNX, il est indispensable que le formateur ait le titre de KNX tuteur, une qualification qui s’obtient à l’issue d’un cursus spécifique de trois formations. »

Les étapes de la formation

La première de ces formations, KNX Partner (KNX Basic), permet au stagiaire d’apprendre à structurer un projet et à utiliser le logiciel ETS. Un outil indispensable à la programmation des équipements KNX mis œuvre (quels qu’ils soient). Son examen en poche, le nouveau certifié a droit à des avantages financiers pour acheter la licence et il apparaît sur la liste officielle des certifiés KNX Partner sur le site www.knx.org/knx-fr. Cette visibilité est importante car si un architecte ou un donneur d’ordre recherche un intégrateur KNX dans une région donnée, il le trouvera grâce au site.

>LIRE AUSSI KNX se projette à l’horizon 2025

« C’est la formation a minima indispensable, précise François Meyer, et ce d’autant plus que les CCTP [le cahier des clauses techniques particulières est un document contractuel qui rassemble les clauses techniques d’un marché public. Ndlr] prescrivent de plus en plus le KNX. » La seconde formation, KNX Advanced,nécessite d’avoir suivi avec succès la formation KNX Basic. A ce niveau, on apprend des fonctions métiers déclinées dans KNX (gestion de chauffage, d’éclairage, de volets roulants…). KNX tuteur, la troisième formation est celle qui valide les compétences pour enseigner soi-même le KNX. Le candidat formateur sera notamment testé sur ses compétences et sa maîtrise des prérequis pour organiser une formation.

Parmi les formations liées aux automatismes et à la domotique/immotique, ici un atelier d’installation et de programmation KNX. Photo : DR

31 centres de formations KNX

On notera qu’il existe d’autres formations spécifiques (chauffage, ventilation, climatisation) mais qui ne sont pas forcément sanctionnées par un diplôme. Par ailleurs, il faut savoir que KNX a mis au point un système de qualification des intégrateurs certifiés en fonction des qualifications qu’ils suivent et de leur implication au sein de l’association. Ainsi, par exemple, plus ils sont assidus aux webinaires, aux formations spécifiques en ligne, etc… plus leur taux de qualification est important.

On compte 31 centres de formations. Leur classification est fonction de critères précis et incontournables. Certains sont des centres de formation certifiés KNX, d’autres des centres certifiés KNX+ ou encore KNX++.  « Un nouveau centre sera certifié KNX jusqu’à ce qu’il ait formé a minima 50 apprenants. A partir de ce moment, il pourra prétendre — à condition de disposer du matériel adéquat — dispenser la certification avancée et être certifié KNX+. Afin de pouvoir être certifié KNX++, il faut que le formateur qui dispense les cours ait réussi son examen de tuteur avec une note supérieure à 80%. C’est une garantie de sa capacité à former lui-même des nouveaux formateurs », conclut François Meyer.