Poly prend part à toutes les communications

Photo : Poly

Fruit du rachat de Polycom par Plantronics, Poly est en situation de répondre à tous les besoins du marché des communications unifiées, du poste de travail à la salle immersive. Un nouveau programme Partenaires sera également dévoilé début 2020.

Annoncée au printemps 2018, l’acquisition de Polycom par Plantronics a donné naissance à l’entreprise Poly moins d’un an plus tard. «L’opération a été rapide car les deux entreprises s’adressaient à des marchés similaires, l’audio et la vidéo» commente Fabrice Berthelot, directeur commercial de la filiale française de cette nouvelle entité, qui compte une cinquantaine d’employés. L’ambition de Poly ? «Etre le leader des solutions de communications unifiées, qui représente un total de 40 milliards de dollars dans le monde, répond Fabrice Berthelot. La part que nous visons est de l’ordre de 7 milliards.»

Les deux protagonistes ne partent pas de trop loin, il est vrai. Polycom, bien que devancé par Cisco, est réputé dans le segment de la visioconférence. En ce qui concerne l’audio, Plantronics détient déjà près de deux tiers du marché, à en croire Fabrice Berthelot, un ancien de la maison. « On est le seul acteur capable de couvrir l’ensemble des besoins de collaboration dans l’entreprise » explique-t-il. Le catalogue maintenant unifié peut satisfaire les demandes en équipements personnels – casque, téléphone… – et en équipements de salles, en l’occurrence les pieuvres, les produits audio/vidéo USB et autres codecs plus traditionnels.

« On est le seul acteur capable de couvrir l’ensemble des besoins de collaboration dans l’entreprise »

Fabrice Berthelot, directeur commercial chez Poly France.

Le marché de la grande salle étant arrivé à maturité, Poly, comme ses concurrents, concentre son offensive sur les «huddle rooms», ces petits espaces réservés aux réunions spontanées. « On en comptabilise 32 millions dans le monde, précise Fabrice Berthelot. Or, seuls 2% sont équipés d’équipements audio/vidéo. » Dévoilés en octobre dernier, les codecs de visioconférence Studio X30 et X50, parmi les premiers produits siglés Poly, se positionnent sur ce créneau, bien qu’ils conviennent aussi à de plus grandes salles.

Barres de son/codecs et téléphones Teams

Semblables à des barres de son, ils possèdent une caméra 4K, avec des fonctions de cadrage et de suivi automatiques, et prennent en charge les protocoles H323/SIP ainsi que l’interface du logiciel Zoom de façon native. La compatibilité avec Teams viendra en 2020. Le partage de contenu sans fil, via Miracast ou Airplay, et la suppression de bruit de fond (NoiseblockAI) sont également au programme. Le Studio X50, plus volumineux, compte deux haut-parleurs stéréo, contre un haut-parleur mono pour le X30, et gère l’affichage sur deux écrans, au lieu d’un seul pour le X30.

Les téléphones de bureau de la série CCX, dont la sortie est prévue en ce mois de décembre, sont l’autre actualité notable de la marque. Dédiés à Microsoft Teams et embarquant Android 9, ils facilitent la gestion des agendas et les réunions téléphoniques grâce à leur écran tactile. Le modèle CCX 400 bénéficie d’un écran de 5 pouces et d’un port USB pour ajouter une connexion Bluetooth ou Wi-Fi via une clé USB. Le CCX 500, proposé avec ou sans combiné, dispose du Bluetooth de série et d’un autre port USB pour le Wifi si besoin.

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Enfin, la version CCX 600, avec ou sans combiné, se situe dans le haut de la gamme : écran de 7 pouces, deux ports USB, Bluetooth et Wi-Fi de série. Pour rester dans le même univers, la station d’accueil Elara 60, d’origine Plantronics, demeure au catalogue et se montre originale, puisqu’elle permet d’utiliser un smartphone comme un téléphone de bureau. Elle est en phase avec le message de Poly, en tout cas, qui veut placer l’innovation au coeur de sa stratégie.

Ce produit et tous les autres sont vendus conformément au modèle commercial indirect des deux entreprises parentes, par l’intermédiaire de grossistes (Ingram, Itancia, Nuvias…) et de revendeurs. Il était temps, cependant, de clarifier les modalités auprès de ces derniers. Un programme commun à tous les partenaires est donc attendu en début d’année prochaine.