Smart Intégrations Mag Nº 43

15,00 TTC

Le 43ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!

Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Immeubles intelligents, le BIM, le R2S et maintenant le BOS ».

Description

Smart Intégrations Mag Nº43 est paru!

Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…

Au sommaire du numéro 43, notre rédaction vous propose:

MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Evènement : Internet par satellite : un marché en pleine mutation
– Actus Business
– Interview : Rémy Deutschler, country manager de Milestone Systems France

DOSSIER : L’ÉMERGENCE DU BOS
– Immeubles intelligents, le BIM, le R2S et maintenant le BOS
– Le BOS, nouveau maître à bord du Smart Building ?

AUDIOVISUEL
– Actus secteur
– Actus produits & solutions

SURETE/SECURITE
– Actus secteur
– Actu produit Agylus Eloquence

RESEAUX, COM’UNIFIEES & IoT
– Zooms sur … Iboco et Synology
– Le Wi-Fi passe la sixième

SMART HOME & BUILDING
– Smart Home – IoT
– Réalisation, Delta Dore met K-Line à l’heure du Smart Building

METIERS
– Actus Club SIM
– Agenda des Salons

 

EDITO

5G : le grand n’importe quoi

Alors que les fréquences dédiées à la 5G viennent à peine d’être attribuées après mises aux enchères et que la France est désormais en capacité de rattraper une partie de son retard sur les autres pays européens – et ne parlons pas de l’Asie – les campagnes de dénigrement, de fausses informations et de grand n’importe quoi continuent de déferler sur les réseaux sociaux et même dans les prises de positions de certains élus. Bien sûr, on peut comprendre les doutes et les questionnements de ceux qui découvrent aujourd’hui une technologie qui est en débat – dans des cercles restreints de spécialistes, il est vrai – depuis une bonne dizaine d’années. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lancer la discussion sur la place publique, la remarque valant pour les « pro » comme pour les « anti ». La « pollution » par les ondes n’est pas une nouveauté et les électrosensibles ne sont pas tous des hypocondriaques.

On peut évidemment refuser cette direction et se reclure dans des territoires déconnectés, on peut aussi foncer tête baissée en se fiant aux seules lois du marché, on peut enfin s’emparer de ces technologiques en conservant un regard critique pour essayer d’en tirer le meilleur profit au bénéfice des habitants d’une planète malgré tout en danger. Mais en quoi la 5G à grande vitesse peut-elle influencer les métiers du Smart Home & Building ? La 5G dépasse le seul domaine d’application de la téléphonie et de l’internet mobiles pour s’étendre à tous les usages possibles, ce qui est sûrement angoissant pour certains mais place assurément le défi de la sécurité et de l’interopérabilité à un très haut degré d’exigence.

Parmi les trois grandes catégories d’usages définies par l’Union Internationale des Télécommunications (émanation de l’ONU, rappelons-le) figure en premier lieu mTTC (massive Machine Type Communications) qui exprime le besoin de communication entre de nombreux objets avec des niveaux variés de qualité de service (QoS). En contradiction avec les deux autres catégories – eMMB pour enhanced Mobile Brodband très exigeante en QoS et uRLLC pour ultra-Reliable & Low Latency Communications, pour besoins critiques donc à très faible latence – mTTC englobe ni plus ni moins tout l’univers des objets connectés (IoT), à couverture étendue, faible consommation énergétique et débits restreints. Cette disparité annoncée des besoins nécessite le découpage en tranches – network slicing – de la bande passante disponible pour que chaque classe d’utilisations dispose de sa propre enveloppe de performances. Cette particularité n’est qu’une des multiples briques composant la 5G, ce qui sous-entend un basculement vers le recours massif aux logiciels et à la virtualisation de nombreux composants du réseau. C’est un point essentiel qui fait encore naître des inquiétudes puisque le logiciel est le vecteur par essence du piratage et de la prise de contrôle, manœuvres qui pourraient donc affecter, bien plus qu’aujourd’hui, tous les équipements connectés, y compris les plus critiques. Si l’on part aussi du principe que l’intelligence logicielle des réseaux ne sera plus pour partie dans les stations de base mais concentrée dans le cloud des fournisseurs d’équipements, on peut mieux comprendre les craintes que suscitent des acteurs comme Huawei, premier détenteur de brevets en 5G avec 3325 familles déposées.

Le sujet est, on l’aura compris, très complexe. Mais nos tergiversations peuvent aussi aggraver notre retard et brider le réarmement industriel du pays. On lira avec profit le document de vulgarisation sur les enjeux de la 5G publié par l’ARCEP en 2017. www.arcep.fr.

 

Patrice de Goy – Philippe Pélaprat

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