Smart Intégrations Mag Nº 53

15,00 TTC

Le 53ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!

Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Hybridation du travail ».

Description

Smart Intégrations Mag Nº53 est paru!

Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…

Au sommaire du numéro 53, notre rédaction vous propose:

MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Business
– Evènement : Un second colloque Avenir de la TNT
– Actus : Rexel Expo, Mobilisation pour les défis énergétiques
– Entretien avec Lionel Roudil, directeur général de Sidev
– Reportage : Sintra, le renouvellement de l’air répond au défi climatique

DOSSIER : HYBRIDATION DU TRAVAIL
– Digitalisation des espaces de travail, une aubaine pour toute la chaîne de valeur
– Sélection de produits
– Délais d’approvisionnement, un casse-tête généralisé à toutes les industries

AUDIOVISUEL
– Actus Produits & solutions
Réalisation – Hospitality : Le Hard Rock Hotel d’Amsterdam

SURETE/SECURITE
– Actus Secteur et tendances
– Sécurisation des sites isolés
– Qualité de l’Air : être connecté ou pas

RESEAUX, COM’UNIFIEES & IoT
– Box domotique DIN – Intégration domotique Delta Dore et Somfy au tableau

SMART HOME & BUILDING
– Reportage – Viessmann, Faulquemont se branche sur l’électrique
– Marché : Energie, Parades à la coupure de courant

METIERS
– Club SIM
– Agenda des Salons

 

EDITO

Le coût de la panne

Surprise inattendue (?) de la conjonction des crises climatique, géopolitique et énergétique, la France court le risque de tomber en panne d’électricité, peut-être pas cet été mais plus assurément cet hiver si celui-ci est rigoureux. Pourtant la sur-nucléarisation du pays, par rapport à ses voisins, semblait nous protéger d’une possible pénurie, mais le grand âge des centrales et la fragilité de certains de leurs organes font que près de la moitié des sites est à l’arrêt pour entretien ou réparation. La restriction des livraisons de gaz et de pétrole due à la guerre en Ukraine et aux rétorsions russes vis-à-vis des sanctions européennes en rajoute une couche. Cela oblige même les autorités à retarder la fermeture de l’avant-dernière centrale à charbon de Saint Avold qui doit se réapprovisionner d’urgence en précieux combustible… ailleurs qu’en Russie. Cette possible pénurie d’énergie électrique est aussi le résultat des retards dans le développement des énergies renouvelables.Ceci posé, la crise énergétique des sociétés postindustrielles n’est pas à venir, elle est déjà là, à la marge pour l’instant, quand des évènements météorologiques exceptionnels mettent le réseau par terre et privent les gens de courant. Il s’agit ici plutôt d’une conséquence de l’hyper centralisation des moyens de production et de la fragilité de la distribution par câbles aériens qui, outre la déperdition d’énergie engendrée (20% dit-on) est sujette aux chutes d’arbres provoquées par le vent violent. Certes, les éoliennes peuvent aussi succomber aux tempêtes et les panneaux solaires éclater sous l’assaut de grêlons géants, mais cela n’empêche pas qu’il faut réfléchir et surtout agir pour réformer le modèle, aller vers plus de frugalité électrique et de résilience, vers une consommation mieux gérée localement pour contourner les heures de pointe, vers des pratiques ouvertes d’autoproduction, d’autoconsommation, et de stockage, si possible structurées en micro-grids pour s’échanger des kW entre voisins en fonction des besoins, sous formes tarifées, de troc ou de stockage virtuel (le surplus est rétrocédé à un fournisseur qui le restitue à la demande). Dans cette affaire, le rôle des électriciens va être central mais ceux-ci doivent relever un formidable défi pour se former d’urgence aux nouvelles pratiques d’installation, de sa gestion intelligente à son intégration au cœur d’un écosystème complexe prenant en compte la programmation de l’effacement local d’équipements, l’autoproduction/consommation/stockage, la mobilité électrique, dans le résidentiel comme dans le tertiaire. La prise de conscience est heureusement d’actualité. Enedis et la Fédération Française des Intégrateurs Electriciens (FFIE) se sont engagés officiellement le 15 juin pour le « développement d’une filière électrique d’excellence au service de la transition écologique ». Cela implique que la filière « renforce ses effectifs et développe ses compétences, qu’elle facilite la mutation des métiers et accélère la formation et la dynamique de recrutement sur des profils de techniciens, d’intégrateurs électriciens, d’installateurs, d’ingénieurs, de spécialistes de la gestion technique des bâtiments (GTB). L’objectif est de créer 200 000 emplois supplémentaires en 10 ans pour compléter les 600 000 déjà qualifiés et pérennes, ce qui doit induire la création de nouveaux cursus allant du niveau bac pro aux masters spécialisés, en lien avec l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur, pour convaincre jeunes femmes et hommes de rejoindre ces métiers d’avenir ». On attend de voir du concret mais la profession ne peut ignorer l’urgence de la situation et il n’est pas anodin que cet appel à la mobilisation ait été aussi le leitmotiv de Rexel Expo qui s’est déroulé fin juin à Paris (voir ce numéro).En attendant, de nouvelles opportunités d’affaires se font jour comme par exemple le stockage électrique de secours (voir aussi ce numéro) qui conjugue le dépannage en cas de coupure réseau et la fourniture mobile d’énergie sur lieux de travail ou de loisir non raccordés. Un marché qui s’approvisionne essentiellement en Asie mais qui peut aussi se sourcer dans les gygafactories européennes de batteries à venir.

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Patrice de Goy – Philippe Pélaprat

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