Un plan de vingt milliards d’euros pour le très haut débit

En Auvergne ce mercredi, le président de la République, lors d’un déplacement consacré au numérique, a annoncé la mise en place d’un plan de déploiement du très haut débit sur tout le territoire français. Ce plan sera cofinancé par l’Etat, les collectivités et les opérateurs, pour un coût total de vingt milliards d’euros avait annoncé un peu plus tôt le premier ministre.

« Le très haut débit renforce la compétitivité de nos entreprises et de nos services publics. » a déclaré François Hollande lors de son discours. Il a ajouté « Le très haut débit apportera plus de fluidité, plus de simplicité dans les échanges entre entreprises, avec les clients, avec les administrations aussi ». Le président a rencontré plusieurs entreprises, dont une filiale d’Orange, spécialisées dans ce domaine ainsi que de jeunes créateurs d’entreprise à Clermont-Ferrand. Cette annonce intervient à huit jours de l’ouverture d’un séminaire gouvernemental consacré au numérique à l’issue duquel une feuille de route du gouvernement sera rendue publique.

Un financement mixte public/privé

Ce  même mercredi,  Jean-Marc Ayrault a révélé, un peu en avance sur l’annonce de François Hollande, la mise en œuvre « d’un plan de déploiement du très haut débit » de l’ordre de 20 milliards, financé par des fonds publics et privés, répartis à égalité entre l’Etat, les collectivités et les opérateurs. François Hollande a tenu à assurer qu’il n’y aurait pas de prélèvements fiscaux supplémentaires sur les opérateurs qui ne soient affectés à l’investissement, et ce jusqu’à la fin du quinquennat.

Concrètement,  les opérateurs devraient prendre en charge seuls le déploiement du très haut débit dans les zones les plus denses et où la rentabilité de l’investissement est assurée, l’Etat et les collectivités devant se charger des zones les moins peuplées, de fait non-rentables. Pour les zones intermédiaires, c’est-à-dire  moyennement denses et néanmoins rentables, un cofinancement public-privé devrait être mis en place.

La France est-elle en retard ?

A l’approche du séminaire gouvernemental du 28 février, le Collectif du Numérique, qui rassemble plusieurs associations professionnelles du secteur, a alerté le gouvernement du retard français dans le développement du numérique. Selon ce collectif, « le développement du numérique et de ses usages est le levier de la modernisation de l’économie, permet l’émergence d’entreprises de taille internationale, crée des emplois qualifiés et participe à la modernisation de l’Etat et à l’amélioration de la vie de nos concitoyens ».

En conséquence, l’association appelle le gouvernement à accélérer les « grands projets structurants qui tardent à se déployer, tels que le développement de l’e-santé et la transformation numérique de l’Etat ».

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