Vidéosurveillance : la cybersécurité devient l’enjeu principal

Photo d'illustration. Adobe Stock

De l’enquête menée par Genetec auprès de 1500 professionnels de la sécurité physique, il ressort que la cybersécurité est désormais une préoccupation majeure. La pandémie est passée par là…

Genetec, principalement éditeur de VMS, a adressé, en janvier 2021, un questionnaire à 1500 professionnels de la sécurité physique travaillant dans la région EMEA (Europe Moyen-Orient Afrique). Ce sondage est la source de plusieurs enseignements. En premier lieu, pour 67% des répondants, la cybersécurité est devenue une priorité stratégique pour cette année 2021 et au-delà.

Les bouleversements des méthodes de travail provoqués par la pandémie et les cyber-risques résultants n’y sont pas étrangers. Ensuite, 70 % de ces professionnels devraient maintenir voire augmenter les budgets opérationnels liés à la sécurité cette année, un résultat qui sera bien accueilli par les fournisseurs et les revendeurs du secteur. Enfin, l’analyse d’image, le contrôle d’accès et la gestion des identités ont confirmé leur importance dans ce contexte pandémique et sont considérés comme des technologies essentielles par ces professionnels.

Dans le détail, on note que les trois défis majeurs associés à la pandémie ont été, en 2020, les menaces de sécurité physique (vandalisme, intrusions…), pour 60 % des sondés (qui pouvaient sélectionner plusieurs options), suivies par le vieillissement de l’infrastructure (48%) puis les vulnérabilités de la cybersécurité (46%). Il est intéressant d’observer que les répondants francophones, soit 55 % des sondés, se sont d’abord préoccupés de la continuité des activités.

Trois grandes préconisations

En réponse à ces défis, ces professionnels ont instauré des systèmes de détection d’intrusion (39%), des fonctionnalités à distance (36%) et de la protection périmétrique (35%). Là encore, les francophones se distinguent, installant d’abord des fonctionnalités distantes (34%), la gestion de l’occupation des espaces (32%) et la prise de température (28%).

Selon Genetec, cette pandémie a accéléré l’adoption d’une stratégie cloud, 50 % des sondés ayant déployé des solutions cloud hybrides. Ce taux descend à 17% chez les francophones. Logique, d’après Genetec, car le cloud est moins avancé en France. L’éditeur produit, à partir de cette enquête, trois grandes préconisations pour l’année 2021.

En premier lieu, le cloud et le cloud hybride sont les meilleurs choix pour des raisons d’évolutivité et de protection des données notamment. En deuxième lieu, la cyber-résilience et la cyber-hygiène ne doivent plus être traitées séparément et sont des sujets demandant un véritable travail de la part des professionnels de la sécurité, en particulier la coordination avec l’IT.  Enfin, et Genetec prêche bien sûr pour sa paroisse, une plateforme unifiée, facilitant le dialogue entre systèmes divers, est idéale pour mener à bien une politique de sécurité efficace et globale.