Smart Intégrations Mag Nº 39
15,00€ TTC
Le 39ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!
Description
Smart Intégrations Mag Nº39 est paru!
Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…
Au sommaire du numéro 39, notre rédaction vous propose:
MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Evènement : IT Partners
– Actus Business
– Interview : Gwenaëlle Villette, Business Development Director France chez Peerless AV
DOSSIER : SECURITE IOT
– Objets connectés : le pont faible de l’écosystème smart ?
– Objets connectés : des cibles sous-protégées
AUDIOVISUEL
– Actus Business
– Zooms sur… Christie Digital, NEC et Sony
– Marché, Crestron sur tous les fronts
– Marché : Philips PDS / Hospitality : Génération Media Suite 2020
SURETE/SECURITE
– Actus secteur
– SimonsVoss lance son programme Partenaires
– Zooms sur … 2N, Bosch Security et Hanwha Techwin
– Zoom sur Hanwha Techwin
– Réalisation : Retail/Restauration : passer à la vidéo du XXIème siècle
RESEAUX
– Netgear met en avant ses solutions AV Pro à l’ISE 2020
– Zoom sur Rohde & Schwarz
SMART HOME & BUILDING
– Actus Secteur
– Objets connectés
– Réalisation : Vivoka hospitality, l’IA en majordome
METIERS
– La chronique de Bruno Napoli : Smart Thermostat : pas si écolo que ça ?
– Agenda des Salons et évènements
EDITO
Coronavirus, délocalisation et autres calamités
Ce n’est pas encore la panique mais la menace rôde avec des effets d’abord économiques pour le moins viraux ! Alors que Smart Intégrations Mag consacre le dossier de son numéro 39 à la protection des objets connectés contre le piratage et l’infection par logiciels malveillants, ne voilà-t-il pas que nous vient d’Asie une contamination qui prend de l’ampleur et nous inflige une double peine. D’abord, Covid-19, nom charmant qui résonne à nos oreilles comme le numéro de série du premier IoT venu et qui se répand doucement mais sûrement au gré des voyages d’affaires et de tourisme. Ensuite, la panne industrielle volontaire qui paralyse l’usine du monde et prive nos lignes de production – oui, il en reste heureusement quelques-unes ! – de composants essentiels et va, peut-être très bientôt (?), désertifier les linéaires de nos magasins d’électroniques et d’équipements domestiques ou domotiques. L’association mondiale des fabricants d’électronique IPC annonçait ainsi fin février des délais de livraison supplémentaires de 3 semaines, 5 semaines pour les sous-traitants.
Sans en rajouter, il convient de profiter des circonstances pour réfléchir un peu à la situation. Finis, pour l’instant, les vols vers la Chine pour inspecter ses lignes de production ou, plus sûrement, faire ses emplettes chez des fabricants locaux. Quoi de plus simple en effet que de commander des produits choisis sur étagère, sur lesquels on apposera vite fait bien fait une étiquette au nom bien de chez nous (ou plutôt anglo-saxon, ça fait vendre paraît-il) sans se poser de problème éthique majeur (avec quel lance-pierre sont payés les ouvriers ?), ni vérifier ce qu’il y a à l’intérieur : un micrologiciel d’un autre temps, plein de vulnérabilités favorisant l’infection et la prise de contrôle à distance. C’est un constat que font tous les observateurs et qui pose un réel problème de fragilité pour nos sociétés de plus en plus connectées et donc sujettes à la propagation virale des infections logicielles.
Finies également, pour l’instant, les grandes foires et salons dont les plus importantes s’annulent du jour au lendemain sans crier gare ou se reportent à des dates ultérieures indéterminées. Les allées de l’ISE à Amsterdam étaient déjà plutôt clairsemées – pour le plus grand plaisir des visiteurs habitués généralement à une foule oppressante – et quelques grandes marques avaient déjà fait défection au dernier moment. Puis, le mouvement s’est subitement amplifié dans les semaines qui ont suivi avec l’annulation en catastrophe du MWC de Barcelone puis le report en septembre prochain de Light & Building à Francfort. Nul ne sait à l’heure où nous écrivons si ce mouvement va toucher d’autres rendez-vous professionnels. Là encore, le poids industriel de l’Asie dans l’économie du monde et donc l’impact de la défection de ces entreprises, explique d’abord la décision des organisateurs de salon, peut être aussi la crainte de créer des foyers d’infection. Mais, heureusement, il existe des alternatives si l’on veut d’abord faire circuler l’information, notamment vers les journalistes qui ont normalement pour mission de la relayer vers leurs lecteurs. C’est ce qu’a fait par exemple le numéro un chinois du mobile qui devait sûrement compter sur le rendez-vous de Barcelone pour allumer des contre-feux face à la vindicte américaine (même pas mal ?) ; mais Huawei n’a rien trouvé de mieux pour défendre son image que de bannir des journalistes de son événement parisien de rattrapage. Intelligent n’est-ce pas !!
Sans sombrer dans un nationalisme étroit et débile on peut se demander s’il n’est pas temps de produire davantage en Europe sinon en France tous les équipements dont nous parlons dans nos colonnes. La mondialisation de l’économie a globalement fait plus de bien que de mal mais la ruée sur les pays à faibles coûts de production (c’est de moins en moins le cas en Chine) a un prix et de multiples conséquences notamment sur la fiabilité sécuritaire et la durabilité des produits. Faire du « pas cher », c’est faire assurément du jetable et – pour ce qui concerne l’IT – du perméable aux virus informatiques, et ce n’est plus vraiment dans l’air du temps.
Patrice de Goy – Philippe Pélaprat






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