Smart Intégrations Mag Nº 44

15,00 TTC

Le 44ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!

Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Mapping vidéo, les clés d’un déploiement accéléré ».

Description

Smart Intégrations Mag Nº44 est paru!

Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…

Au sommaire du numéro 44, notre rédaction vous propose:

MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Business
– Interview : Patrice Ferrant : regional sales manager France, Afrique du Nord & Ouest de Mobotix AG
– Reportage : Hestia/Sedea : Varuna4, au cœur du bâtiment intelligent
– Actus Evènement : Voltalis, l’effacement diffus met la gomme

DOSSIER : VIDEO MAPPING
– Projection spectaculaire, l’image animée mise en scène
– Mapping vidéo, les clés d’un déploiement accéléré

AUDIOVISUEL
– Zooms sur …Panasonic, NEC et Sony
– Zoom sur Logitech
– VuWall TRX 3.0
– Zoom sur Crestron et Sony
– Crystal LED, plus simple et plus abordable
– Retail – Besson Chaussures numérise son ambiance magasin avec Philips

SURETE/SECURITE
– Actus produits et solutions
– Actus contrôle d’accès
– Actus vidéosurveillance
– Zoom sur Dormakaba, borne sanitaire

RESEAUX, COM’UNIFIEES & IoT
– Zooms sur … Synology, Qnap et Netgear
– Réseaux radio, questions de débit et de portée

SMART HOME & BUILDING
– Smart Home – IoT
– Réalisation, Le domaine d’Adèle par Ecolocost

METIERS
– Tribune…de Enrique Borges (Shure)
– Agenda des Salons

 

EDITO

Quelles implications domotiques pour la RE 2020

La RE 2020 qui devait entrer en vigueur aux premières lueurs de 2021 et qui attendra finalement le début de l’été, a de grandes ambitions qui vont largement influer sur les métiers du Smart Home & Building. Mais d’abord, pourquoi RE et non pas RT comme en 2012 ? Parce que l’idée est de pousser à fond vers la réglementation écologique c’est-à-dire de mettre du vert dans toutes les règles des constructions neuves pour les rendre énergétiquement quasi autonomes voire productrices.

La RE 2020 vise une sortie des énergies fossiles dès 2024 (toujours pour le neuf) et fixe des seuils drastiques d’émissions de carbone pour la consommation d’énergie : 4kg/CO2/m2/an pour les maisons individuelles, et 14kg/CO2/m2/an puis 6kg/CO2/m2/an dès 2024 dans le résidentiel collectif. Résultat : les pompes à chaleur, les chaudières biomasse, les réseaux de chaleur urbains mais aussi l’électricité seront privilégiés dans des constructions qui seront sur-isolées donc moins exigeantes en apport de chaleur l’hiver mais finalement peut être plus demandeuses de fraîcheur l’été. Détail qui n’en est pas un, la chaudière à gaz collective ou individuelle semble proscrite en RE 2020 – l’individuelle avait pourtant fait un retour en force avec la RT 2012 – ce qui suscite un lobbying d’enfer des gaziers et fabricants d’équipements avec un plan « Méthaneuf » qui viserait à « acheter » le droit à équiper le neuf de ce type d’appareil en échange d’un subventionnement en amont de la production de… biogaz. Celle-ci est devenue une source de revenu pour les agriculteurs, les déchetteries, etc. à qui il faudra bien proposer des alternatives à l’injection dans le réseau mais pour l’heure le marché de la rénovation des chaudières à gaz est suffisamment conséquent pour amortir le choc.

Mais sans attendre le résultat de ce bras de fer, qu’en est-il des implications domotiques de la RE 2020 ? Si l’on suit le nouveau coefficient Bbio, le bâtiment neuf sera orienté de telle sorte que les apports solaires en chaleur et lumière seront optimisés ; les protections à lames, volets et stores aideront à une climatisation si possible passive et l’isolation de l’enveloppe sera calculée pour limiter les pertes thermiques. Donc d’un côté, on fait des économies d’énergie puisqu’on pourra moins chauffer. On pourra aussi produire et consommer son électricité générée par des panneaux photovoltaïques ou de petites éoliennes de toit de nouvelle génération. La biomasse voire la cogénération (biogaz + électricité) concernerait plutôt le résidentiel collectif ou le tertiaire. De l’autre, on se retrouve dans un bâtiment très étanche à l’air et qui peut facilement devenir une étuve surtout l’été si rien n’est fait. C’est là qu’intervient la domotique ou la gestion technique du bâtiment : régulation du chauffage et renouvellement de l’air doivent maintenant aller de pair, la VMC, nécessairement double flux, récupérant les calories aspirées pour les renvoyer dans les pièces. Mais même recyclé et filtré, l’air intérieur doit aussi être régulièrement renouvelé. Il faut donc, d’une part, analyser la qualité de l’air intérieur tout en forçant sa filtration et son renouvellement par montée en régime automatique et momentané de la VMC et par l’ouverture manuelle (par notification du résident) ou motorisée des fenêtres. L’analyse de qualité de l’air rentre donc impérativement dans la boucle de la même façon que la gestion des volets roulants et autres BSO qui doivent filtrer ou occulter le rayonnement du soleil selon les besoins et les époques de l’année, afin d’augmenter ou limiter la chaleur intérieure.

Le défi est très intéressant car la RE 2020 légitime totalement l’installation d’une solution Smart Home de base susceptible ensuite de prendre de l’ampleur selon le désir des habitants des lieux. Il faut dès lors que les constructeurs et promoteurs prennent sérieusement en compte ce besoin dès la conception du bâtiment, avec une approche pragmatique et non plus marketing, en n’hésitant pas à faire des économies d’échelle dans les immeubles en mutualisant certains équipements et fonctionnalités comme le prescrit le label R2S résidentiel. La RE 2020 doit devenir un moteur de développement pour des automatismes simples d’utilisation, respectueux des données personnelles et surtout d’un coût raisonnable en termes d’équipement et de fonctionnement.

 

Patrice de Goy – Philippe Pélaprat

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