Smart Intégrations Mag Nº 76
15,00€ TTC
Le 76ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!
Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Muséographie : L’intégration au service de l’émotion et du patrimoine ».
Description
Smart Intégrations Mag Nº76 est paru!
Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…
Au sommaire du numéro 76, notre rédaction vous propose:
MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Business
– Reportage : Exotec : VuWall centralise la supervision des Skypods
MUSEOGRAPHIE
– Technologies immersives, quand le musée devient expérience
– La projection comme outil de production
– Excurio industrialise la VR culturelle
– Concord Beacon sublime l’art
– Le musée face aux enjeux de cybersécurité
AUDIOVISUEL
– Zooms sur Yamaha, Ricoh, Viewsonic et Shure
– Zoom sur Audio-Technica
– Réalisation : Notre-Dame de Paris
SURETE/SECURITE
– Zooms sur Mobotix, i-Pro+Milestone, Paxton et Hanwha Vision
– Distribution : GDV renforce sa stratégie de distributeur spécialisé à valeur ajoutée.
– Métiers : Jonathan Duval (AniTEC) « Le réseau est la colonne vertébrale de la s écurité »
– Détection Incendie : Alerte connectée
RESEAUX, COM’UNIFIEES
– Zooms : Planet, TrendNet, Vertiv et D-Link
– Direct-to-Device : Quelles perspectives pour l’IoT ?
– Réalisation : Avignon Tourisme passe au multi-sites haute performance
SMART HOME & BUILDING
– Actus
– Theben : Une approche globale et pragmatique du décret BACS
– Zoom sur KNX ETS6.4
METIERS
– Actus Salon Light + Building
– Agenda des Salons
EDITO
Les doigts dans la prise
L’Union européenne vient de sonner le tocsin à propos des onduleurs d’origine chinoise. Ces équipements, dont la mission première est de convertir le courant électrique continu produit par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif directement utilisable dans les réseaux, présenteraient en effet des failles de sécurité informatique, pour ne pas dire des « portes dérobées » (backdoors), permettant de provoquer des pannes ou d’en prendre le contrôle.
On connaît le poids de la Chine sur le marché du photovoltaïque, sur les panneaux prêts à la pose, mais aussi sur les cellules de silicium, qui sont les composants de base des capteurs, produits en Europe et ailleurs dans le monde. Tous ces PV induisent de façon incontournable l’usage d’onduleurs, sous forme de mini-équipements accolés aux capteurs ou de gros appareils traitant la production de toute une installation. Ce que l’on sait moins, c’est que ces onduleurs sont aussi présents dans les batteries, les pompes à chaleur, les chargeurs de véhicules électriques, sans parler des éoliennes. Selon une étude réalisée par le cabinet norvégien DNV pour l’organisme SolarPower Europe, basé à Bruxelles, les onduleurs, même domestiques, ne sont plus uniquement de simples convertisseurs de courant, car ils embarquent suffisamment d’informatique pour offrir des surfaces d’attaque les rendant vulnérables.
En effet, ces appareils sont généralement connectés pour dialoguer avec d’autres équipements de la maison ou du bâtiment, afin d’organiser la distribution et la consommation d’électricité. Certains sont même téléopérés par leur fabricant, par le biais d’un compte cloud. Selon l’étude de SolarPower Europe, « treize fabricants – essentiellement chinois – gèrent chacun à distance l’équivalent de 5 GW dans toute l’Europe. À commencer par Huawei, le leader du marché, qui possède 114 GW de capacité d’onduleurs photovoltaïques installée en Europe… (…). Il suffirait de mettre hors service 3 gigawatts (GW) d’onduleurs pour perturber le réseau électrique à l’échelle européenne ». Et de rappeler que la loi chinoise sur le renseignement national impose aux entreprises de coopérer avec les services gouvernementaux.
Certes, l’UE trouve dans cette étude un excellent argument pour essayer d’endiguer le tsunami de PV chinois qui submerge les industriels du Vieux Continent tentant de relancer des unités de production, mais ce rapport pointe surtout un risque majeur pour tous les bâtiments, plus ou moins intelligents, qu’ils soient résidentiels, tertiaires ou industriels, civils ou militaires. De plus en plus connecté, le tableau ou l’armoire électrique est au cœur de la cible, au même titre que l’accès Internet, l’onduleur étant un nouveau potentiel cheval de Troie. L’urgence est désormais d’intégrer ce nouveau domaine de compétence dans la panoplie des protections numériques que les professionnels doivent impérativement mettre en œuvre.
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Patrice de Goy – Philippe Pélaprat







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