Smart Intégrations Mag Nº 68
15,00€ TTC
Le 68ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!
Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Spécial ISE 2025 : AV Pro / Intégration, les grandes tendances ».
Description
Smart Intégrations Mag Nº68 est paru!
Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…
Au sommaire du numéro 68, notre rédaction vous propose:
MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus Business
ISE 2025
– Tendances AV Pro / Intégration
– Les temps forts à ne pas manquer
– IoT et Audiovisuel, révolution dans le bâtiment
– L’AV bascule vers l’IP et transforme les métiers de l’intégration
AUDIOVISUEL
– Actus secteur
– Zoom sur… Lindy, Infiled, Sonos et Sennheiser
– Marché : e’ink / epaper
– Réalisation : Château de Villers-Cotterêts, la langue française sous les projecteurs
SURETE/SECURITE
– Actus produits et solutions
– Actus business
– Marché : Ajax Systems, les grands comptes en ligne
– Marché : Omada Central, la gestion réseau repensée par TP-Link
– Marché : i-PRO : une stratégie audacieuse d’alliances, d’innovation et d’agilité
RESEAUX, COM’UNIFIEES
– Actus secteur
– Marché : 2G/3G : migrer sans tarder vers la 4G/5G
– Réalisation : Hub One /Parc Astérix, Mobiles sous potion magique
SMART HOME & BUILDING
– Actus secteur
– Zooms sur … Theben et B.E.G.
– Zooms sur…Sylvania, Watts et Sauter
– IoT des objets
– Réalisation, Efficacité énergétique : la CAC 68 modernise son siège avec des solutions intelligentes
METIERS
– Actus Métiers et Distribution
– Métiers : Actus produits et services
– Agenda des Salonss
EDITO
Faut-il débrancher Alexa
Ce qui se passe aux Etats-Unis d’Amérique et, surtout, ce qui va s’y passer durant au moins quatre ans, interpelle tout démocrate – dans le sens général du terme – qui se respecte mais également tous les professionnels œuvrant dans les technologies dont nous suivons dans nos colonnes les évolutions sidérantes. Il ne s’agit pas ici de discuter des performances des objets connectés et de l’intelligence artificielle associée mais de qui tient les manettes. Le ralliement à Trump des oligarques de la tech pose en effet quelques problèmes.
Ces retournements de vestes ne sont pas seulement motivés par la crainte de perdre de la puissance et de juteux marchés publics fédéraux. Ce qui est plus grave, c’est que ces personnages impliquent directement leurs entreprises dans leur nouvelle cause, soit de façon militante comme X, soit de façon plus passive, en renonçant aux quelques principes éthiques qu’ils avaient été contraints d’accepter mais qu’ils foulent désormais aux pieds, fustigeant bruyamment la réglementation européenne. Mais en quoi cela concerne-t-il les entreprises engagées dans les « business connectés » ? Il n’échappe à personne qu’en plus de leur domination technologique, les USA règnent sur les réseaux, ceux qualifiés de sociaux mais aussi les infrastructures grâce auxquelles les requêtes de commande des objets connectés sont adressées aux serveurs dans le cloud, qui lancent ensuite les interactions attendues. C’est valable pour une simple ampoule LED connectée, mais aussi une serrure ou une alarme (pour ce qui concerne la notification à l’utilisateur), un système de vidéoprotection (pour accéder aux images) ou de chauffage/rafraîchissement (pilotage à distance, suivi de consommation), en environnement résidentiel ou professionnel. Ce n’est pas seulement le hacking ou même la panne d’Internet qu’il faut craindre mais d’abord l’aspiration de données traduisant l’état des objets, leur historique, et leur comportement qui traduit celui des utilisateurs, toutes informations jugées peu importantes jusqu’à leur corrélation avec une identité, une adresse postale ou IP, un compte bancaire, un état de santé…. Les GAFAM monétisent d’abord les profilages récoltés, mais la masse de ces données sert aussi l’apprentissage profond d’algorithmes qui vont beaucoup plus loin sans que les conséquences soient toutes clairement identifiées.
Alors, que faire ? Il est déjà assez incongru d’appuyer sur un bouton, une touche d’appli, ou de parler à un assistant vocal pour commander une action ou un scénario en faisant parcourir des milliers de kilomètres aux quelques octets constituant le message. Si cette banale action donne en plus une information qu’une entreprise interprète et exploite sans contrôle cela commence sérieusement à poser question surtout si l’on raisonne à l’échelle macro d’un pays ou d’un continent. On sait que l’Europe est encore trop naïve et mal armée pour contrer ou contrôler ces manœuvres d’autant que beaucoup de data centers du vieux continent sont sous dépendance d’entreprises étrangères aux règles nationales très laxistes. Une première parade se trouve-t-elle dans le stockage souverain des données et l’intelligence hébergée « en bordure » (edge computing) dans l’enceinte même des locaux dont elles sont issues. Rien n’est moins sûr car, si la connectivité reste active, le modem routeur peut toujours laisser une « porte dérobée » (back door) entr’ouverte aux ingérences extérieures. Les mois qui viennent nous réservent assurément des surprises. Bonne année à tous quand même.
Patrice de Goy – Philippe Pélaprat







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