Smart Intégrations Mag Nº 79
15,00€ TTC
Le 79ème numéro de votre magazine Smart Intégrations Mag est paru, commandez-le ici et recevez-le à l’adresse qui vous conviens le plus!
Au sommaire de ce numéro, notre dossier « Les hôtels connectés ».
Description
Smart Intégrations Mag Nº79 est paru!
Retrouvez votre magazine professionnel SMART INTEGRATIONS MAG, avec son analyse synthétique sur tous les secteurs d’activité, nouveaux produits, technologies, distribution, qui composent l’univers numérique du résidentiel et du tertiaire connectés, est l’outil de référence pour les intégrateurs, domoticiens, électriciens, responsables de bureaux d’étude et d’architectes, collectivités, bailleurs sociaux et privés, donneurs d’ordre, réseaux de distribution (traditionnel, GSB, GSS), etc…
Au sommaire du numéro 79, notre rédaction vous propose:
MAGAZINE
– Editorial
– Sommaire
– Actus du marché & stratégie
– Interview: Christopher Lebée, directeur général de Shelly France
LES HÔTELS CONNECTÉS
– L’hôtel connecté au service de l’expérience client.
– La chambre, un écosystème connecté.
– Focus solution : Room Streaming, la Télévision en chambre passe à l’IP
– Du smartphone à la chambre, un parcours sans rupture.
– Lobby, Bar, coworking… l’AV sort de la salle de réunion.
– L’infrastructure invisible qui fait tourner l’hôtel.
AUDIOVISUEL
– Actus du marché.
– Zooms sur Yamaha et Shure.
– Zooms sur Crestron, Viewsonic et Paxton
– Réalisation : Carrousel du Louvre, Magnum restaure l’audiovisuel
SURETE/SECURITE
– Actus du marché.
– Zooms sur Hanwha Vision, et Paxton.
– Stratégie : Verkada, l’intégration par le cloud et l’IA .
RESEAUX
– Actus du marché, Prisme veut redonner vie aux réseaux câblés.
– Zooms sur Netgear Enterprise, TRENDnet.
SMART HOME & BUILDING
– Actus marché, Homematic IP accélère sur le marché français.
– Actus du marché.
METIERS
– Smart Massalia.
– Agenda des Salons
EDITO
La connectivité à l’ère glacière
De grandes enseignes françaises de supermarchés ont subi une cyberataque d’ampleur qui a provoqué une hausse de température dans les armoires frigorifiques et les chambres froides. Cette interruption provoquée de la chaîne du froid a entraîné un énorme gâchis, avec des tonnes de denrées jetées à la benne, et une prise de risque majeure sur la sécurité alimentaire. Les systèmes de contrôle à distance de la réfrigération du fabricant danois Danfoss, mais aussi de l’italien Dixell (groupe US Copeland), sont mis en cause, et par-là même, le pilotage, et donc la connectivité, de ces équipements. Pour sa défense, Danfoss a déclaré que la plupart des équipements touchés étaient obsolètes, ne bénéficiaient plus de mises à jour logicielles ou de sécurité, et que les utilisateurs étaient informés sur ce point, ce qui pourrait vouloir dire que des remontées de données signalaient bien ce défaut. Pourtant, les armoires frigorifiques étaient toujours connectées, et donc toujours pilotées, puisque la consigne de dérogation du niveau de température s’est propagée par ce biais.
On connaît l’incurie de nombreuses PME françaises, mais aussi d’entités publiques, dans le domaine de la cybersécurité. On peut quand même s’étonner du manque de prise de conscience des grandes enseignes alimentaires, qui ont pourtant les yeux rivés sur les dates de péremption des produits. Certes, ces groupes sont des associations volontaires d’entrepreneurs indépendants qui partagent des centrales d’achat, mais aussi des sociétés de services utilisant des moyens IT centralisés, la mise en garde contre les cyberattaques n’entrant pas, visiblement, dans leur champ de compétence. Pourtant, les systèmes de réfrigération, de climatisation, de supervision énergétique, donc de gestion technique du bâtiment, indispensables au bon fonctionnement des magasins, sont de plus en plus accessibles à distance par les prestataires de maintenance, Internet étant le moyen le plus pratique, mais aussi la porte ouverte aux cyberattaques.
À la veille d’Expoprotection, il semble plus qu’utile de rappeler que la GTB entre pleinement dans le périmètre sécuritaire des bâtiments, que les sondes de température, indépendantes des systèmes de pilotage du froid mais connectées à une alarme locale ou transmise vers une télésurveillance, sont aussi pertinentes que la détection d’intrusion physique. La connectivité est une prise de risque si elle n’est pas protégée, et des enseignes spécialisées, comme les surgelés Picard, ont fait le choix d’une gestion locale de la température de leurs armoires, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’elles ne sont pas supervisées à distance pour la maintenance. En attendant d’élucider la cause et d’identifier les auteurs de cette malveillance, il est urgent que chaque responsable de magasin fasse auditer son installation, instaure de bonnes pratiques, modifie les mots de passe, mette à jour la sécurité IT des équipements, sécurise les transmissions de données en utilisant un VPN ou, a minima, par un filtrage des adresses IP des prestataires au niveau du pare-feu. Cette épreuve, finalement assez prévisible, doit servir de leçon.
Patrice de Goy – Philippe Pélaprat






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