Contrôle d’accès : l’ECAM de Lyon entre dans un monde sans clé

Smart Intégrations Mag, Audio, Vidéo, Sécurité, Smart Building et Réseaux – Ecam-Lyon, Amphithéâtre du bâtiment I.
L’amphithéâtre du bâtiment I. Photo : PG

L’ECAM est une école d’ingénieurs lyonnaise réputée, dont le vaste campus comprend un ensemble de bâtiments hétérogènes. Pour solutionner les problématiques du contrôle d’accès, le choix de la direction s’est porté sur la solution 3060 de SimonsVoss. Explications…

Accroché depuis plus de 70 ans sur le flanc de la colline de Fourvière, qui surplombe la vieille ville de Lyon, l’École Catholique d’Arts et Métiers ou plus simplement l’ECAM, forme des générations d’ingénieurs « créatifs et responsables » assure la plaquette de l’établissement. L’ECAM, c’est un campus qui s’étend sur sept hectares où l’on trouve tout type de bâtiments. Certains sont exclusivement scolaires, d’autres mixent salles de cours et bureaux ; d’autres encore réunissent salles de cours et salles techniques. A cet ensemble de bâtiments administratifs et d’enseignement, il faut ajouter des logements en colocations et deux résidences étudiantes de 200 chambres. « Nous sommes un campus hétérogène que nous nous employons à rénover », explique Delphine Alainé, directrice opérationnelle de l’ECAM. En 2014 s’est posée la question d’un possible déménagement, l’idée est finalement vite abandonnée au profit d’une extension au sein de la colline.

Longtemps cantonnée sur sa base historique au pied de Fourvière, l’école a, depuis quelques années, étiré son emprise vers ses hauteurs jusqu’à atteindre la basilique avec la dernière acquisition en date, celui de l’ancien Archevêché dit aujourd’hui bâtiment Des Hauteurs qui fut précédemment occupé par l’Archevêché de Lyon. « Ces extensions se sont faites au fil du temps par l’achat de bâtiments au gré d’opportunités mais aussi et surtout par la volonté de nous agrandir », précise Delphine Alainé. A tel point que « la colline qui prie », devient de plus en plus celle qui étudie ! L’école qui compte environ 1700 étudiants aujourd’hui ambitionne en accueillir près de 2500 d’ici 2025.

De la clé au contrôle d’accès

La première motivation du passage d’un système classique de clés, à celui d’une solution de contrôle d’accès reposait sur la nécessité de sécuriser le bâtiment de la résidence, «et non pas les chambres, avec des cylindres nominatifs, mais les onze portes d’accès au bâtiment lui-même », précise Laurent Sanglard, ingénieur système et « monsieur contrôle d’accès » à l’ECAM. Outre ce besoin de sécurité, « les systèmes de clés utilisés alors, étaient peu économiques, le coût de remplacement d’une clé perdue étant prohibitif », ajoute Delphine Alainé. Nous avons alors opté pour la solution SimonsVoss 3060 qui semblait correspondre à nos besoins ».  Le second grand chantier a concerné un bâtiment qui accueillait historiquement les formations par alternance. Peu occupé, ce dernier a changé de destination et héberge aujourd’hui différents laboratoires.

Smart Intégrations Mag, Audio, Vidéo, Sécurité, Smart Building et Réseaux – Delphine Alainé, directrice opérationnelle de l’ECAM et Laurent Sanglard, ingénieur système et « monsieur contrôle d’accès » est un praticien convaincu du système 3060 de SimonsVoss.
Delphine Alainé, directrice opérationnelle de l’ECAM et Laurent Sanglard, ingénieur système et « monsieur contrôle d’accès », est un praticien convaincu du système 3060 de SimonsVoss. Photo : PG

A l’occasion des travaux de rénovation, il a été décidé, quitte à changer les serrures, de mettre en place, comme précédemment, la solution de contrôle d’accès 3060 de SimonsVoss, jugée efficace et à la fois simple et pratique dans sa gestion. Bureaux et classes, pour leur part, conservaient le système à clé à l’exception toutefois de certaines salles, notamment celles renfermant du matériel qu’il était nécessaire de protéger. L’idée était également d’éviter aux enseignants commençant leur cours de bonne heure de se livrer à une pénible quête de clés… Le système mis en place, basé à la fois sur des béquilles et des cylindres a vite conquis les utilisateurs, notamment les professeurs qui, grâce à leur carte d’accès, n’avaient plus à se soucier de leur problématique de clés. C’est ainsi que, in fine, il a été décidé d’étendre progressivement le contrôle d’accès à l’ensemble des bâtiments du campus.

Une réflexion globale

Quand il a été question de détruire un ancien bâtiment pour en reconstruire un nouveau, le bâtiment F, et y installer les services administratifs de l’école, (direction générale, comptabilité, direction des études…), Delphine Alainé, venait d’être nommée au poste de directrice opérationnelle de l’ECAM. A la même époque, il est envisagé la rénovation totale d’un grand bâtiment, le I (qui devait comprendre entre autres un amphithéâtre, un atrium et une salle de coworking) et la création d’une Cafeteria universitaire avec le Crous. Motivée par la réussite des expériences précédentes, la nouvelle directrice opérationnelle engage une réflexion dans le but de généraliser le contrôle d’accès à l’ensemble des bureaux, des salles (de conférences, du conseil…), de l’amphithéâtre et autres pièces. Pour ce faire, Delphine Alainé mobilise son équipe afin de définir un cahier des charges interne, collant au plus près des besoins, avant de lancer une consultation. « Si nous voulions changer de système, c’était le moment d’engager une réflexion globale, affirme-t-elle. A cette époque, seule une vingtaine de serrures étaient installées. En décidant d’augmenter de manière significative ce parc, je savais qu’il serait difficile de faire machine arrière par la suite. Je devais être certaine de la pertinence et de la pérennité du système à mettre en œuvre pour le déployer sereinement sur l’ensemble des bâtiments ».

Des prérequis incontournables et des choix

Au nombre des prérequis non négociables, figurait la compatibilité de la solution à retenir avec la carte universitaire multiservices Mifare en service dans l’Ecole…

Les SmartCards existantes comme par exemple les cartes d’étudiants peuvent être utilisées comme « clé numérique » ; c’était une condition sine qua non pour l’ECAM. Photo : PG

L’article complet est à lire dans le numéro 37 de SMART INTEGRATIONS MAG à paraître fin novembre. Profitez-en pour vous abonner.