Technicolor (ex-Thomson) conçoit notamment des décodeurs et des « passerelles d’accès » à Internet, c’est une activité stratégique pour l’industriel au regard de l’importance du marché qui se dessine.
En 2011, les difficultés du groupe ont décidé ses grands clients télécoms à ne pas renouveler leurs contrats, une difficulté qui a conduit Frédéric Rose, directeur général de Technicolor, à remettre à plat sa stratégie. Une démarche payante puisqu’au premier trimestre 2013, Technicolor annonçait avoir le leadership sur le segment des passerelles d’accès DOCSIS 3.0 avec plus de 30% de parts de marché au niveau mondial (rapport Infonetics publié mi-juin 2013).
Dans une interview parue lundi 9 décembre 2013 dans Les Echos, Frédéric Rose explique qu’ « en 2012, le chiffre d’affaires a progressé de 25 %. Cette année, nous dégagions déjà un flux de trésorerie positif sur les neuf premiers mois. L’an prochain, nous devrions continuer à gagner des parts de marché. Mais nous devons réaliser de gros volumes pour pouvoir amortir les investissements en recherche et développement, et acheter moins cher des composants. »
Face à des concurrents qui se nomment Cisco, Arris, ou encore Huawei, qui affichent un chiffre d’affaires largement supérieur au sien, Technicolor est à la recherche d’un partenaire, « pour créer une joint-venture par exemple, [car le groupe n’a pas] la capacité financière de racheter un concurrent. Les discussions se poursuivent. Mais je ne souhaite pas vendre cette activité, qui est à l’origine de 30% de nos brevets. Ce qui m’intéresse, c’est que Technicolor reste maître de la technologie » précise Frédéric Rose.
Rédaction : Patrice de Goy



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